Le MagLab Mobile est présenté le 23 septembre 2011  lors de l'inauguration des nouveaux locaux et du artlab de Digitalarti.

Actualité

Résidence Design Tourcoing « Assise Urbaine » / du 5 au 11 décembre 2011

Equipe Maglab aux commandes de la résidence « Assise Urbaine »

  • Johann Aussage (conception 3D)
  • Vincent Gobber (conception graphique)
  • assistés de l’aide précieuse d’Antony Quistin

+  Vincent Guimas (documentation) et Aruna Ratnayake (préparation FabBot)

 

Tourcoing, ville créative, est à l’initiative d’un tout nouveau projet : LILLE DESIGN, label crée en mars dernier avec le soutien de la communauté urbaine de Lille. Ses missions : promouvoir le design et accompagner des projets auprès des professionnels et du grand public. Son objectif : la création d’une plate-forme à la croisée du Design Urbain, du Design Textile et Industriel et enfin du commerce et de la grande distribution.

 

• Une résidence de 5 jours pour 5 designers.
• Thème : imaginer une assise inventive / urbaine / contemporaine.
• Cahier des charges : utiliser des matériaux de récupération.
• Les prototypes sont visibles  du 10 décembre 2011 au 8 janvier 2012 à la Maison Folie – Hospice d’Havré de Tourcoing

 

installation du maglab

frozen work

antony et ses pietements

banc d'orientation

la tente du maglab dans les jardins de l'Ecole des Beaux Art

 

Banc "Point de Vue"

 

Les 4 autres designers résidents
- Julien Kieffer – Lille
/ http://julienkiefferdesign.blogspot.com
Benjamin Pailhe – Liège (B)
Michael Goujoux – Paris / www.first-republik-inc.com
Collectif Michel Dupont – Un duo de designers franco-belge. www.micheldupont.net

Benjamin Pailhe - Julien Kieffer

Michael Goujoux - Collectif Michel Dupont

 

 

 

 

 


ArtLab de DigitalArti / vendredi 23 septembre 2011


Survival Kit 2 / Lettonie / du 5 au 11 septembre 2011

 

Projet européen coordonné par le Centre letton pour l’Art Contemporain (LV),Ars Longa (FR), le  média lab RIXC (LV), le Centre d’art de Lituanie (LT), et le Showroom de Londres s’associent pour organiser « Survival Kit.

http://www.survivalkit.lv/

 

Les partenaires associés sont la Waag society (NL), A(round)bout culture (UK), Sponge ArteContemporanea (IT), MPLab (Art Research Laboratory) at Liepaja University (LV).

 

Historique et Contexte

Le thème « Survival Kit » est une réaction artistique et collective face à la situation économique dramatique que vit la Lettonie depuis la crise de 2008. Dans les locaux de boutiques vides du centre de la ville de Riga, les artistes prennent possession de ces lieux, expression la plus visible de la situation actuelle. Au cours de 2 semaines plus de 70 artistes locaux et internationaux convertissent les espaces vides en laboratoire créatif et les lieu d’exposition. Certains ouvrent des soupes populaires , d’autres improvisent des espaces d’expression libre, tous se confrontent à une fiction bien réelle. Que feraient les artistes pour être acteur de leur époque face à une crise économique ? un crash énergétique ?

 

En 2011, Survival Kit 2

Face à une économie qui s’effondre, aux menaces écologiques ,aux nouveaux risques de conflits régionaux, s’improvise boite à outils du changement social grâce à des initiatives locales où re-penser l’utopie, l’économie alternative, l’énergie ou l’écologie.

Ce projet de collaboration européen associe la Lettonie, la France, la Lituanie, le Royaume-Uni, l’Italie, le Pays-Bas.

 

Un atelier, une exposition et une conférence.

Du 5 au 11 septembre un atelier de transformation du mobilier et une installation temporaire sur la mémoire industrielle de Riga. Intervenants : Johann Aussage, Vincent Guimas, Maria Spera et Maija Toivanen

Un débat sur « La micro industrie comme nouvelle utopie ? » (2-3h)
Conference organisée par Ewen Chardronnet (FR), suivie d’une table ronde en présence de Vincent Guimas (FR), Johann Aussage (FR), Ewen Chardronnet (FR) and guests.
Ewen Chardronnet contextualisera la thématique par un état de l’art de la relation complexe entre le Savoir et le Savoir Faire des machines  des Canuts au Utopies FabLab.

Projet soutenu par le programme Culture de l’Union Européenne.

 


MagLab Mobile / Futur En Seine / du 17 au 25 juin 2011

Cliquer sur le programme pour obtenir la brochure en .pdf


vendredi 17 juin 2011


dimanche 19 juin 2011


vendredi 24 juin 2011


Nouvelle Fabrique

Concept

La Nouvelle Fabrique est un lieu de production, de partage et de réflexion réunissant un parc machines numérique performant au coeur de la ville.

Outil de prospective empirique destiné à préparer et accompagner une réorganisation du monde industriel induite par l’unification de la chaîne numérique, la Nouvelle Fabrique se distingue d’un FabLab classique par son activité de recherche commerciale autour des nouveaux modèles économiques et par sa capacité à imaginer et à mettre en pratique des scénarios d’usage inédits spécifiques au paradigme numérique.

Le centre de gravité se déplaçant de l’usage des machines vers les usages induits par les machines, s’ajouteront aux compétences disponibles dans un Fablab standard, l’expertise de designers intégrés, associés ou invités. Leur contribution à la vie du lieu pourra prendre une forme exploratoire au sein du laboratoire de design numérique ou plus commerciale en intégrant le catalogue de produits et services de la Nouvelle Fabrique.

Au regard de ces missions élargies, en lieu et place d’un parc machines diversifié mais de faible rendement, la Nouvelle Fabrique sera dotée de quelques outils de capacité industrielle, propres à assurer son activité de biens et de services.

Réseau :

Au-delà de ses relais directs, la municipalité et la région, la Nouvelle Fabrique aura pour tâche de tisser des liens privilégiés avec des acteurs privés et institutionnels oeuvrant dans le champ élargi de la production (art, design, nouvelles technologies). Elle développera à ce titre des partenariats avec des écoles d’art et de design, avec des organismes de promotion de l’art, du design et des nouvelles technologies, en particulier sur le territoire francilien (Lieu du design, VIA, ENSCI, ENSBA Paris & Cergy, Fing, IRI…).

Lieu d’incubation :

Lieu d’incubation de l’innovation technologique et sociale, la Nouvelle Fabrique proposera un espace de réflexion sur les nouvelles pratiques de production et de consommation à l’ère numérique, dont la diffusion sera assurée par le biais de conférences, d’expositions et de publications. Elle aura également vocation à défendre sa spécificité sur la scène internationale du mouvement FabLab en organisant des échanges avec d’autres FabLabs.


Publics visés

Soucieux de mettre son outil de production à disposition du plus grand nombre et de diffuser le plus largement possible la culture technologique la Nouvelle Fabrique accueillera des publics divers : entreprises, artistes, designers, étudiants, scolaires, jeunes, amateurs, hackers, makers, porteurs d’idées et simples visiteurs.

Lieu ressource :

Lieu ressource pour les étudiants, sortants et professionnels du design, la nouvelle Fabrique leur apportera une aide au prototypage, avec une réactivité et une accessibilité idéale grâce à sa situation géographique exceptionnelle. La Nouvelle Fabrique assurera également une activité de sous-traitance sur les plages libres à destination des particuliers.

Lieu et lien public :

Lieu ouvert sur la ville, La Nouvelle Fabrique aura pour mission de communiquer son expérience auprès du plus grand nombre par diverses actions concertées avec la municipalité, la région et ses autres partenaires (écoles/ centres d’arts/ institutions de promotion du design, etc…).
Elle assurera une mission pédagogique de sensibilisation aux nouvelles technologies en lien avec les académies franciliennes (Paris, Créteil, Versailles), proposera des activités en direction des publics jeunes pendant les temps non scolaires, des ateliers pour adultes amateurs et des masterclass pour les professionnels souhaitant se former au design numérique (CAO,FAO, programmation).


Les missions

Se fixant pour objectif d’assurer une mission de service public tout en étant un laboratoire des nouveaux modes de productions et de leur économie, la Nouvelle Fabrique fonctionnera sur un budget mixte financé par une aide annuelle des collectivités associées d’une part et ses revenus d’activité d’autre part. En réponse logique à ce modèle, il proposera des activités gratuites et payantes.

Accès libre machines :

Mise à disposition des machines du parc (sous la direction, du chef d’atelier) et du mini-parc pour les adhérents formés (cf. masterclass CFAO)

Sous-traitance :

Réalisation de prototypes et de petites séries sur plan. Réalisation de plans d’après croquis cotés. Réalisations de circuits imprimés (prototypes en gravure anglaise)

La programmation :

La Nouvelle Fabrique étant prioritairement déterminée par l’accueil des publics, l’activité de sous-traitance se fera sur les plages libres. Pour éviter une immobilisation prolongée du parc machine et une concurrence contre-productive avec d’autres sous-traitants du secteur, seules les petites séries seront concernées. Les ateliers et les machines pourront être réservées à l’aide d’un outil de planning en ligne, comme dans certains FabLabs (ex : FabLab Amsterdam).


Les ateliers


Format poche :

Activités de sensibilisation pour tous publics.

Grand Format :

formations courtes au design numérique (conception, CAO, prise en main
machines)

Nouvelle Donne :

Accompagnement de projets sélectionnés (designers, artistes, codeurs)

Visites guidées groupes :

Visite des lieux commentée par un membre de l’équipe encadrante.

Activités scolaires :

Activités de sensibilisation art, design et nouvelles technologies en lien avec les programmes (niveau collège / disciplines concernées : technologie & arts plastiques).

RDV de la Fabrique :

Conférences, publications. Expositions thématiques, monographiques et collectives. Interventions dans l’espace public grâce à l’unité de fabrication mobile.


Le laboratoire

Recherche :
La nouvelle Fabrique animera un pôle design et recherche autour de la fabrication numérique, destiné à faire émerger de nouvelles méthodes de conception. Basé sur la programmation, notamment sur les avancés du design paramétrique et génératif, ce pôle jouera un rôle catalyseur dans la création de nouveaux services et de nouveaux produits au sein du pôle édition.

Édition :
Le pôle édition aura pour tâche d’aboutir en produits et services les explorations initiées au pôle recherche et les projets menés en collaboration avec les créateurs
invités, résidents et adhérents. Il permettra d’évaluer par la proximité la réception des nouveaux scénarios de produits et services imaginés par la Nouvelle Fabrique et de dresser un état des marchés potentiels


Ateliers, rencontres, formations


MagLab

MagLab Mobile / Futur En Seine / du 17 au 25 juin 2011

Cliquer sur le programme pour obtenir la brochure en .pdf


Qu’est ce qu’un MagLab ? / What is a MagLab ?

FR
Outils numériques / Série non-standard / Optimisation de matière

Le Mag/Lab (magasin laboratoire) propose une sélection d’objets produits numériquement et localement. Porté conjointement par Ars Longa et par Studio Lo, le Mag Lab développe une réflexion sur sur les productions micro industrielles conduites par la fabrication assistée par le numérique. Le Mag/Lab collabore avec des designers, artistes et amateurs en direction de tous les publics.
Test grandeur nature d’un principe porté par le mouvement FabLab _la démocratisation de la production et sa relocalisation par le biais des outils numériques_ le Mag/Lab ambitionne d’occuper aussi bien le terrain de l’innovation technologique que sociale, en expérimentant un nouveau type de service de proximité et donc un nouveau modèle d’activité. Le Mag/Lab se construit sur un  constat et une hypothèse : les grandes métropoles ont transformé en quelques décennies l’espace public en un espace marchand où chaque quartier tend vers de mêmes standards de consommation et où les franchises mondiales ont installé une forme de monotonie urbaine et de rupture du lien social qu’apportait le commerce de proximité classique.
Cette homogénéisation, ce nivellement par le bas des singularités du territoire sur un espace urbain dense et complexe qu’on appelle la métropole à pour conséquence un appauvrissement du «vivre ensemble». L’innovation sociale et économique de la cité passerait elle par une redéfinition de ce « vivre ensemble », par notre capacité à ré-enchanter les modes d’échange sur un territoire ?
Avec le Mag/Lab nous proposons de ré-inventer un savoir-faire local à l’écoute du citoyen (participatif), facteur d’un savoir vivre collectif.

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EN
Democratization of all these tools, accessibility of the technology and the means to make technolog
y

Mag/Lab (Laboratory Shop) offers a selection of locally and digitally produced objects. A joint project by Ars Longa and Studio Lo, the Mag/Lab develops micro-industrial products using digitally assisted fabrication. The Mag/Lab collaborates closely with designers, artists and amateurs to reach all kinds of audiences. A practical experiment in the principles of the Fab Lab movement – the democratisation and accessibility of digital tools for making technology – the Mag/Lab aims to investigate technological and social innovation by experimenting with a new type of local service and a new business model.
Mag/Lab builds on an observation and a hypothesis: in recent decades major cities have transformed public space into commercial space, where each town and city centre tends to use the same standards and where global franchises have installed a form of urban monotony, breaking the social ties what were an integral part of the old local business economy. This homogenization, this race to iron out peculiarities throughout a country, or at least in the dense and complex urban space called the metropolis, results in a loss of the sense of community.


Lieu et lien public / Place and link public

FR
Lieu et lien public

Pensé  comme un lieu d’échange dans la ville, le Mag/Lab aura vocation à accompagner ses publics dans la rencontre avec ces nouveaux objets artisanaux conçus numériquement, par le biais d’événements qui rythmeront de façon hebdomadaire la vie du Mag/Lab (performances, conférences, expositions, worshops ouverts aux publics). Une 15 aines d’événements et d’ateliers publics sont prévus de septembre à novembre 2010.  Convaincu de la nécessité de mettre en partage la culture numérique, le Mag/ Lab sera ouvert  sur son territoire immédiat et signalé sur la rue par une identité forte.

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EN
Place and link public

Conceived as a micro forum in the city, the Mag/Lab aims to accompany audiences in their encounter with these new digitally designed artefacts, through weekly events that punctuate life at Mag/Lab (i.e. performances, lectures, exhibitions and workshops open to the public). Convinced by the need to share digital culture, the Mag/Lab is open to the public and has a strong identity visible from the street.


Vers plus de mobilité / Towards more mobility

FR
Vers plus de mobilité

Le designer industriel imagine habituellement ce que fera d’une machine qu’il n’a pas sous la main. Souvent en position inconfortable pour en expérimenter les  possibilités, escomptant le bon vouloir d’un industriel, il renonce parfois à concrétiser un idée… ou bien réalise sa propre machine.
D’abord sur plateau, il est progressivement devenu un concept de centre d’usinage numérique portable, à mi-chemin entre l’outil à main et la machine-outil.

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EN
Towards more mobility

Usually, the independent industrial designer doesn’t have direct access to a machine and has to understand what it will do. They are in an uncomfortable position; unable to test the imagined possibilities and reliant on the good will of an industrialist, sometimes the designer gives up the process of realising an idea, or, tries to build their own machine. This is how the FabBot began. From the desktop, gradually it grew into the concept of the portable digital machining centre, halfway between a hand-held tool and a machine tool.


Pourquoi DIY ? / Why DIY ?

FR
Une conception DIY pour plus de liberté

La totale maîtrise  de la technologie logicielle et matérielle de cette machine permet de la développer et de l’upgrader librement, mais aussi d’imaginer toutes sortes d’applications: usinage de matériaux non normalisés, défonce ornementale, utilisation d’outils de façonnage hors normes qu’il serait impossible d’obtenir d’une machine CN industrielle.
Affranchi de la servitude du socle, le FabBot peut quitter le monde clos de l’atelier, être prêter,  louer, pour servir à quantité de choses sans limitation de surface, grâce à son système de sabot.

Le prototype  final a été conçu et réalisé intégralement par le Studio Lo, assisté de Jérémie Legroux pour la mécanique et de Doom pour l’électronique et la programmation.
Le principe DIY a été poussé a sa limite sur ce projet,  puisque nous avons routé les circuits, soudé les composants électroniques, construit un langage de FAO, usiné certaines pièces mécaniques, etc…

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EN
DIY design for more freedom

The building of the hardware and software design of FabBot allows it to be expanded and upgraded freely, but also opens the door to imagine all sorts of applications: machining non-standard materials, ornamental milling or use of non-standard cutting tools that would be impossible to obtain from an industrial CNC machine. Due to its hoof-based system, FabBot is mobile and can be used for an unlimited amount of things without surface restriction. Freed from the bondage of the pedestal, the FabBot can leave the closed world of the workshop, to be rented, toured or leased.
The final prototype was designed and built by Studio Lo, assisted by Jeremiah Legroux for mechanics and Doom for electronics and programming.
During this project, the DIY principle has been pushed to its limit: we etched the circuits, soldered the electronic components, constructed a language for computer aided fabrication (CAF) and machined some of the mechanical parts.



L’étiquette traçante, le signal éthique.

Bien plus qu’un site de vente, la plate-forme en ligne du Mag/Lab — Maglab.fr — est un outil de  documentation multi-supports et de traçabilité associées à chaque pièce (parcours et positionnement de l’auteur,  autres réalisations, modes d’emplois, processus de production des pièces, traçabilité des matériaux, facture énergétique…).
MagLab.fr, s’appuyant sur les avancées du web 2.0, souhaite repenser la traditionnelle étiquette, sous une forme dématérialisée, augmentée et collaborative, en permettant aux internautes de commenter chaque pièce, éventuellement de les noter, dans une approche transparente de l’activité commerciale (du Mag/Lab).
La collaboration voulue avec des artistes, designers ou artisans à priori étrangers à la création numérique procède d’une volonté de métisser la culture numérique en la croisant avec d’autres pratiques, méthodes et savoir-faire à même de l’enrichir et de la rendre accessible au plus grand nombre.


Le Magasin / The shop

FR
Le Mag/Lab  est un espace de  travail pour les créateurs et un lieu d’échange pour tous, centré autour du FabBot, un robot de découpe portable développé par Studio Lo.
Test grandeur  nature du principe FabLab de démocratisation et de relocalisation de la production, cette expérience d’activité micro-industrielle ouverte sur la ville, engagée depuis 2 mois à la galerie Ars Longa, associe à son activité exploratoire des nouveaux scénarios de production numérique, l’exigence de réaliser des objets  abordables.

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EN
Centred on the FabBot, the Mag/Lab is a workspace for artists and a forum for all. A practical experiment aligned with the principles of the Fab Lab movement – the democratisation and accessibility of digital tools for making technology – this venture in micro-industrial activity is ‘open for business’ at the Galerie Ars Longa, to explore new methods of digital production which aims to also make objects that are affordable.


Laboratoire de recherche / Research Laboratory

FR
laboratoire de recherche

L’équipe du MAG/LAB  s’est constituée suite à un appel à projet lancé le 17 février 2010.
Des étudiants  y côtoient des designers confirmés, au sein d’un collectif composée d’artistes, designers, programmeurs, ébénistes.
Le catalogue  se construit progressivement au gré de worshops, de rendez-vous individualisés, d’échanges de fichiers.

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EN
Research Laboratory

The Mag/Lab design/make collective was formed following a call for proposals launched in February 2010. Students rubbed shoulders with established designers, artists, designers, programmers and cabinetmakers. The catalogue of objects grows gradually and depends on workshops, individual meetings, knowledge and data exchanges.


Interface FabBot-PC / FabBot-PC Interface

FR
Interface FabBot/ordinateur

Pour être  pleinement en mesure d’imaginer des scénarios autour du FabBot et du fait de son mode de déplacement original, nous avons conçu entièrement une interface de FAO, appelée FabBox.
Ce  logiciel est entièrement développé en Python, un langage de programmation Open Source.

La  FabBox gérant  l’usinage en temps réel, contrairement à la plupart des CN, il est possible par exemple d’implémenter une variable  d’environnement au fichier (ex : un son modifie la forme).

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EN
FabBot / computer Interface

To make use of FabBot’s very original mode of moving across a surface and be able to fully picture new scenarios of use, we designed a completely new CAF interface called FabBox. This software was developed in Python, the open source programming language.

Unlike most of Numerical Control (NC) systems, the FabBox manages machining in real time, making it possible to execute a file that contains variables (eg: a live sound determines a line and therefore changes a shape).


Le FabBot / The FabBot

Le FabBot est un robot de fabrication ultra-léger (15kg) permettant de découper et de graver sur de grandes surfaces. Pliable et compact (80X30X20cm) il peut être facilement déplacé et transporté. Capable de se déplacer à l’aide d’un sabot de levée programmable, il peut actuellement usiner des pièces de 45cm X 34cm maximum sur une surface non limitée, le déplacement en Z (profondeur) étant limité à 2cm. Les différentes pièces doivent être espacées sur le fichier d’usinage de quelques cm car le déplacement de la machine se fait en aveugle (elle ne connait pas sa position exacte sur le support).
Le FabBot est équipé d’une tête d’usinage BOSCH GFK 600 (30 000 tr/min) compatible avec toutes les fraises de queue 6 et 8 mm.
Puissant et rapide ( commande numérique par asservissement électronique), le FabBot a une autonomie d’environ une heure (ou peut être alimenté en continu en 12v).


Image de prévisualisation YouTube
Usinage/
Le FabBot peut usiner tous les matériaux rigides de nature tendre (bois, plastiques, liège, carton gris…)
Fichiers supportés/
Le FabBot est piloté à partir d’un langage dédié (le FabCode). Il est possible de convertir du G-Code ou de travailler à partir de fichiers DXF ou DWG. Ceux-ci doivent être commentés dans un PDF pour faciliter l’usinage (contournage intérieur/ extérieur/ centre-outil…).
FabBox/
La FabBox est un logiciel de FAO développé par Studio Lo permettant de générer du FabCode en natif relié interactivement au FabBot. Elle permet d’imaginer des scénarios de fabrication paramétrique ou éventuellement de modifier le comportement de la machine en cours de fonctionnement.


Montage d’exposition /septembre 2010

Emilie Hirayama

Rémi Perret


plateforme en ligne / online platform

FR
plateforme en ligne maglab.fr

La plate-forme en ligne du Mag/Lab — Maglab.fr — sera un outil de  documentation multi-supports et de traçabilité associées à  chaque pièce (parcours et positionnement de l’auteur,  autres réalisations, modes d’emplois, processus de production des pièces, traçabilité des matériaux, facture énergétique…).
La collaboration  voulue avec des artistes, designers ou artisans à priori étrangers à la création numérique procède d’une volonté de métisser la culture numérique en la croisant avec d’autres pratiques, méthodes et savoir-faire à même de l’enrichir et de la rendre accessible au plus grand nombre.

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EN
online platform maglab.fr

The Mag/Lab online platform – maglab.fr – is a multi-media resource which traces the history of each object (i.e. background & approach of the designer/maker, other objects made by the same person, manuals, production processes of each part, origin of the material used, carbon footprint).
The collaborations with artists, designers and crafts people a priori unrelated to digital media production comes from a willingness to mix digital culture by crossing it with other practices, methods and forms of knowledge, to enrich it and make digital culture accessible to many.


Objets

Jeu de lab’ / Studio Lo


FabLive / Gravomaton / Sonia Laugier et François Brument


Tabouret / Emilie Hirayama


Brame / Arnaud Mourer


FabLight / Jérôme Gaucher et Sophie Fetro



Eléments muraux / Studio Lo


Eléments de bureau / Studio Lo


Bureau d’enfant / Studio Lo


Dominos / Coulon Leblanc


Chaises / Rémi Perret


Conférences et Workshop

Conférences


Le mardi 28 juin de 8h30 à 10h30

« Après Futur-en-Seine. Open Data, Fablabs, Monnaies complémentaires. Vers une économie de la contribution »

Des nouveaux lieux qui émergent à l’exemple des FabLabs.

Lieux de co-création et de prototypage, les FabLabs revalorisent la figure de « l’artisan » en s’appuyant notamment sur le micro-factoring. De nouvelles pratiques y apparaissent, hybridation de la fabrication numérique, de la culture open source, d’un nouvel art du bricolage (bricodage).

http://fr.amiando.com/event_28juin.html?page=559454

Lundi 20 juin :: 17h-20h
« Quels instruments pour les amateurs dans le contexte des fablabs ? »
Cette conférence coordonnée par l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou portera sur la figure de l’amateur dans les Fablabs et s’interrogera sur la manière dont on peut l’accompagner (conceptuellement, institutionnellement, technologiquement), ainsi que sur la portée sociétale de ce mouvement de réappropriation des technologies.
Armen Khatchatourov : Introduction.
Coup de projecteur sur les projets – 30 minutes
Vincent Guimas : MagLab Mobile
Antoine Mazières : Fabelier
Session 1 : Quels instruments pour amateur ?  - 1 heure
François Brument (ENSCI) : Le rôle du designer dans un FabLab et sa capacité à développer des outils permettant au plus grand nombre de co-concevoir des objets
Vincent Guimas (Ars Longa / Nouvelle Fabrique) : La Nouvelle fabrique : lieu et lien social
Session 2 : Enjeux sociaux des FabLabs - 1 heure
Serge Proulx (UQAM, Télécom-ParisTech) : La puissance d’agir d’une culture de la contribution.
Dominique Cardon (EHESS, Orange) : Des objets et des savoir-faire de l’amateur. Exemple de la blogosphère cuisine.

http://www.iri.centrepompidou.fr/evenement/conference-fablab/

Lundi 23 mai à 19h30
« Se transformer les uns les autres »
Une voie pour l’avenir de l’humanité. Une soirée animée par Philippe Lemoine avec la complicité artistique de Jean-Michel Ribes.étroite avec l’association et la municipalité

http://www.pixelache.ac/helsinki/festival-2011/


Texte / « Economie créative & Fabrique de Culture. »

Dans l’économie créative, le créateur est l’acteur fondamental du marché sur lequel il existe le moins de données quantitatives, il n’obéit pas aux caractéristiques habituelles d’une unité de production sur un marché quelconque pour la simple raison qu’il ne répond pas à un besoin. Tel que le voit le marché, l’artiste peut difficilement être appréhendé seul, ce sont les galeries d’art qui le produisent et diffusent son image et ses oeuvres.[1] Mais “Les galeries d’art sont passées, au début des années 1990, d’une fonction d’intermédiation à une fonction de production, dans un contexte de mondialisation des échanges. Dès lors, on a assisté à la transformation du marché en un « oligopole à frange, dans lequel le noyau dur est constitué d’un nombre réduit de structures bénéficiant d’une solide assise financière et d’une capacité d’expertise (maisons de vente aux enchères, grande galerie…) ; tandis que la frange est composée de nombreuses petites structures, proches des tendances nouvelles du marché mais à l’existence fragile (petites galeries entrepreneuriales, collectifs d’artistes). « [2] La « frange » reste à l’affût des nouveautés, mais dans une position très vulnérable[3] où l’accompagnement des artistes dans leur processus créatif doit revêtir la forme d’engagements inédits et de nouvelles procédures de travail : les galeries, collectifs et associations culturelles jouent souvent le rôle de producteurs pour les artistes. Pour certaines œuvres, elles se rapprochent même d’une économie de services, plus voisine de l’économie du spectacle vivant que de l’économie patrimoniale sur laquelle repose traditionnellement le marché de l’art.

Lieu de réflexion sur les relations entre création, recherche et société,la Nouvelle Fabrique défend la position de l’artiste engagé dans ses phases de « recherche fondamentale » ou de « recherche appliquée ». LA Nouvelle Fabrique peut ainsi soutenir les créations les plus « décalées » ou « inutiles » dans l’enthousiasme de la recherche sans but, comme celles s’engageant dans des processus d’applicabilités sociales et techniques.

Engagée sur son territoire, elle s’intéresse particulièrement à la production du social et à la transformation de la ville de part les nombreux projets qu’elle développe. Il est essentiel de comprendre les relations entre technologie, culture, espace public, transformations urbaines et gentrification à l’œuvre dans le quartier où elle a opéré ces dernières années. Deux domaines de recherche associant art et technologie ont ainsi construit certains espaces de réflexion de la Nouvelle Fabrique : la psychogéographie urbaine et le design de/dans l’espace public

- Ces dernières années de multiples projets qui explorent de manière extensive les pratiques de l’espace public dans le Nord-Est Parisien furent présentés à la galerie Ars Longa : de l’Atelier de Géographie Parallèle[4], aux ateliers de développement de cartes émotionnelles avec l’artiste britannique Christian Nold[5], au projet Siren Shields du collectif Hehe[6] ou au vélo FRIDA V de l’artiste slovène Luka Frelih[7].

Le dernier projet soutenu par l’association, Plus Près, est né d’une observation. La ville construit de nouvelles architectures silencieuses, des mobiliers urbains « dissuasifs » appelés « anti-sites ». Action artistique, collective et participative, le projet s’active grâce aux enquêtes des habitants sur leur territoire pour documenter puis ré-enchanter ces lieux verrouillés ou oubliés. Plus Près s’intéresse aux lieux interstitiels (entre deux) ou zone tampon (entre grille et stade…) ou autres espaces intermédiaires, notamment naturels. Plus Près a pour objectif de reconstruire un dialogue sur les usages de la ville.[8]

- Enfin Ars Longa, avec le projet Nouvelle Fabrique, s’intéresse aux innovations en matière de design développées par les jeunes structures de design dans le Nord-Est Parisien. Il est à remarquer que le dernier rapport sur les Industries Créatives en Ile-de-France montre l’intérêt récent de l’Ile-de-France à soutenir les industries de design et à en faire un facteur de développement économique dans le « creative district » du Nord-Est parisien[9]. Dans ce contexte, s’inspirant du mouvement FabLab – la démocratisation de la production et sa relocalisation par le biais des outils numériques – Ars Longa soutient le collectif de designers Studio Lo dans le développement du Mag/Lab, une unité mobile de création et de diffusion d’objets et services. Il est animé par des designers-producteurs qui réalisent leur projet grâce à une machine-outil à commande numérique : le FabBot. Le Mag/Lab ambitionne d’occuper aussi bien le terrain de l’innovation technologique que sociale, en expérimentant un nouveau type de service de proximité et donc un nouveau modèle d’activité. Le Mag/Lab se construit sur un constat et une hypothèse : les grandes métropoles ont transformé en quelques décennies l’espace public en un espace marchand où chaque quartier tend vers de mêmes standards de consommation et où les franchises mondiales ont installé une forme de monotonie urbaine et de rupture du lien social qu’apportait le commerce de proximité classique. Cette homogénéisation, ce nivellement par le bas des singularités du territoire sur un espace urbain dense et complexe qu’on appelle la métropole à pour conséquence un appauvrissement du « vivre ensemble ». L’innovation sociale et économique de la cité passe par une redéfinition de ce « vivre ensemble », par notre capacité à ré-enchanter les modes d’échange sur un territoire ? Le Mag/Lab propose de ré-inventer un savoir-faire local à l’écoute du citoyen (participatif), facteur d’un savoir vivre collectif.

Dans son livre déjà cité ici, Matteo Pasquinelli[10] constate que le “mode artistique de production” est devenu aujourd’hui une large “fabrique de l’immatériel”. A Paris et dans toute l’Europe, nous sommes témoins de la condensation d’une forme particulière de capital culturel comme force meneuse derrière le foncier et la stratégie des “creatives cities” de mairies et conseils généraux souhaitant à la fois attirer des investissements et des travailleurs hautement qualifiés. Comme résultat, le business foncier a établi une machinerie perverse en alliance avec le monde de l’art et les producteurs culturels. Même si pendant des décennies la contre-culture a nourri le spectacle et les industries culturelles d’idées fraîches, pour la première fois, la génération actuelle des sous-cultures urbaines doit faire immédiatement face aux produits dérivés bien concrets de leur “travail symbolique”. La créativité sociale a été massivement sécularisée et neutralisée, les coordonnées sociales de l’art ont donc besoin d’être radicalement repensées. Allant au-delà de “L’art à l’heure de sa reproductibilité mécanique” de Walter Benjamin, la société vit maintenant “Les artistes à l’heure de leur reproductibilité sociale”. Le concept de “Fabrique de la Culture” proposé par Matteo Pasquinelli (factory of culture) est une proposition alternative qui pense que la production contemporaine de la culture est bien plus complexe, machinique, sociale et conflictuelle que ce que les modèles institutionnels à la mode promeuvent derrière le mot-clé “créativité” : il s’agit réellement d’une fabrique. Cette idée de Fabrique de la Culture pourrait déjà avoir pour objectif de renouveler les cultures urbaines, et non de les figer comme il se passe dans les trois niveaux généralement en usage dans les processus de gentrification. Transformer le processus dit classique, par la réinvention des pratiques locales de jardinage, de repas de quartier, et du mode de vie social ; le processus dit “moderne”, par la réinvention des « sous-cultures » de rue ; et le processus dit “créatif”, par la réinvention d’un rapport entre industries créatives, recherche, éducation et art[11]. La rencontre des concepts d’Industries Créatives, d’économie créative, de Creative Commons, de “lieux diffuseurs de culture”, avec les propositions alternatives de “communs autonomes”, “d’innovation sociale”, de “fabrique du social” et “d’Industries Sociales”, représentent une carte conceptuelle initiale de l’ensemble des dispositifs de la “Fabrique de la Culture”. Cet effort est destiné à ce que l’invisible architecture de l’économie culturelle émerge enfin au-dessus de la ligne d’horizon de la métropole.


[1] “Sur ce terrain, la France, est marquée par un déficit d’artistes contemporains renommés et ce, malgré le savoir-faire de ses écoles artistiques et de ses nombreuses galeries d’art. Pour qualifier la place parisienne, ArtPrice écrivait ceci dans son magazine Art Market Trends en 2007: « ’Alors que New York, Londres, Beijing et Hong Kong se disputent l’essentiel des ventes importantes d’art contemporain, le marché de l’art français fait de plus en plus figure de grenier. A l’échelle mondiale, la part des artistes nés après 1945 dans le produit des ventes de Fine Art s’élève à 9,9% (art contemporain). En France, il est réduit à 2,8% ! Le marché des ventes publiques françaises se fossilise. Les ventes de photographie primitive, la peinture XIXème et l’Art Déco sont des niches dans lesquelles la France s’est peu à peu retranchée ». Ainsi, l’art contemporain, supposé être le relais de croissance du marché de l’art dans son ensemble, paraît presque marginal, alors qu’il fait partout ailleurs l’objet des résultats les plus spectaculaires.” Les industries créatives en Ile-de-France, Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région d’Ile-de-France, mars 2010

[2] Les galeries d’art contemporain en France, F. Benhamou, N. Moureau et D. Sagot-Duvauroux, La Documentation Française, 2001.

[3] Les industries créatives en Ile-de-France, Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région d’Ile-de-France, mars 2010

[4] L’Atelier de Géographie Parallèle, composé de l’écrivain Philippe Vasset et des artistes Xavier Courteix et Xavier Bismuth, détourne et s’approprie les outils de la géographie pour explorer l’espace d’une autre manière. Il s’intéresse particulièrement aux zones blanches, ces lieux indéterminés, en marge des villes, pour lesquels les cartes IGN restent muettes. (http://www.unsiteblanc.com)

[5] Les participants réunis en atelier à Ars Longa ont réalisé des parcours dans l’est de la capitale, munis d’un dispositif portatif capable d’enregistrer à la fois leurs émotions et leur localisation géographique. Les personnes explorent leur quartier en marchant avec l’appareil d’enregistrement. A leur retour, une carte est créée qui permet de visualiser les niveaux d’excitation en fonction des différents déplacements. (http://www.paris.emotionmap.net)

[6] Les artistes ont développé des boîtiers de vidéo surveillance, incluant une application logicielle de leur fabrication, qui ne se déclenchent qu’aux chants des sirènes de police. Surveillant ainsi ceux qui nous surveillent à partir des balcons des habitants. (hehe.org)

[7] FRIDA V prend la forme d’une « box » contenant un ensemble de capteurs. Ils analysent et compilent les informations du cycliste : pollution atmosphérique (capteurs de gaz), wifi ouverts dans la ville (routeur Wifi), position géographique (GPS), documentation audiovisuelle des parcours (caméra et microphone). Le projet a été présenté à Futur en Seine en 2009. (http://fridav.ljudmila.org)

[8] Http://www.pluspres.org

[9] « Parmi les industries créatives, le design constitue pour l’Ile-de-France une activité créative à fort potentiel. Il représente le lien entre la créativité – définie comme la génération de nouvelles idées – et l’innovation – définie comme la réussite de l’exploitation de nouvelles idées. Il participe du développement global de l’économie de l’immatériel, avec des caractéristiques particulièrement favorables, son pouvoir diffusant et dynamisant pour l’activité économique, son aptitude spécifique à se développer dans une grande métropole, ainsi que sa capacité à valoriser l’image de la région capitale et à améliorer son attractivité. » Le rapport constate que « Deux établissements sur trois sont implantés dans Paris. La répartition met en évidence une prépondérance du nord-est parisien qui concentre près de 58% des structures, essentiellement dans les 11e, 10e, 12e, 20e et 18e arrondissements (…) Cette situation contrastée est fortement liée au prix du foncier, l’est parisien étant plus abordable que l’ouest et à même de favoriser l’installation de jeunes structures alors que les prix de l’ouest parisien repoussent les entreprises en proche couronne. » Les industries créatives en Ile-de-France, Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région d’Ile-de-France, mars 2010.

[10] Matteo Pasquinelli, Animal Spirits: A Bestiary of the Commons, Rotterdam: NAi Publishers / Institute of Network Cultures, December 2008.

[11] Des initiatives récentes sont à signaler dans ce domaine. La e-culture fair qui s’est tenue à Dortmund cet été et qui tentait de renouveler le dialogue art, recherche et industries créatives, au-delà des discours “créatifs” stéréotypés (http://www.eculturefair2010.eu). De même nous pouvons citer le projet exemplaire développé par Muf Architecture/Art et J&L Gibbons Landscape Architects, dans le quartier de Dalston à Londres, à proximité du prochain site des Jeux Olympiques. Les cabinets Muf & JL Gibbons ont notamment invité le collectif d’architectes français EXYZT à travailler sur des parcelles délaissés en lien direct avec les populations locales de ce quartier populaire autour d’activités de jardinage, de cuisine et de street culture (projet “Dalston Barn” et Dalston Garden). L’initiative générale de Muf&LJG avait pour volonté de critiquer le plan d’urbanisme comme étant détaché des réalités locales et et un des succès a été de montrer que les choses qui ont finalement été réalisées en premier par les participants étaient celles dont le plan directeur faisait cruellement défaut. Si la Big Society du tories David Cameron, “faire du grand avec du petit”, devait commencer quelque part, c’est peut-être dans l’expérience de Dalston qu’il faudrait aller chercher


Texte / « Les marges de l’ économie créative. »

Dans la décennie Internet nous avons ainsi assister au déclassement massif des travailleurs cognitifs jusqu’alors salariés pour la plupart, en un vaste système “freelance” signifiant en réalité travail précaire. Cette fausse promesse d’autonomie ne constitue en réalité pour les “middle players” qu’une perte de pouvoir dans l’entreprise. Elle accompagne la transformation “néo-féodale” de la Société de l’Information dans un scénario polarisé où quelques barons possèdent l’ensemble de l’infrastructure de communication (aux niveaux, hardware, protocoles, méta-données, réseaux sociaux)[1] et font face à une multitude de travailleurs cognitifs “créatifs”. L’économie 2.0 qui accompagne cette transformation est en réalité largement nourrie par le déclassement de la production de contenus créatifs (tous contributeurs bénévoles de blogs, de fiches profils pour le marketing ciblé, acteurs inconscients de “focus groups” non rémunérés) où le concept de “sagesse des foules” sert d’opium pour les masses. Au milieu de tout cela se situe “la crise”, la déstabilisation de la classe moyenne dans l’âge numérique.

Il faut alors peut-être rappeler des définitions de base de la place de l’individu face à la production d’une création singulière. L’artiste se voit en général comme un artisan, alors que le créatif exercerait dans le domaine industriel :

“L’artisanat est le domaine du geste manuel répété dans le temps, du prototype unique ou en nombre très limité, dont la production est caractérisée par un coût marginal non décroissant et des gains de productivité nuls ou très faibles. Le produit issu de ce mode de production est unique ou parfois répétitible, mais non reproductible en grand nombre : son marché sera limité en volume et souvent captif.

L’industrie est le domaine de la machine permettant de reproduire le prototype en grand nombre, en série, avec un coût marginal décroissant induisant des économies de production et avec de forts gains de productivité. Le produit issu de ce mode de production est donc reproductible et standardisé : son marché sera très élevé en volume, induisant d’importantes économies d’échelle et permettant d’importantes baisses des prix à la consommation.”[2]

L’acception générale “Industries Créatives” définit comme son nom l’indique un secteur industriel mais ne peut cependant pas constituer véritablement un cadre statutaire satisfaisant pour les artistes-artisans car il est essentiellement représentatif des travailleurs du secteur de la reproductibilité technique (publicité, médias, disques, livres, etc.). Elle permet en réalité de définir l’emploi immatériel, c’est-à-dire l’ensemble des actifs ayant soit une profession créative dans un secteur créatif ou dans un autre secteur soit travaillant dans une unité économique du secteur créatif. Parler d’industries créatives plutôt que d’emploi culturel ou créatif permet ainsi d’encadrer la place de l’emploi immatériel dans tous les secteurs économiques.[3] La position de l’artiste-artisan reste quant à elle très floue dans cette organisation sectorielle.

Dans une société où la rentabilité est exigée à tous les niveaux, les préoccupations des artistes rejoignent en quelque sorte celles des chercheurs. A l’heure où la « recherche fondamentale » est stigmatisée pour sa non-rentabilité et la « recherche appliquée » encensée pour son réalisme commerciale ; où la distinction entre « recherche fondamentale » et « recherche appliquée » est elle même critiquée par les chercheurs qui veulent « sauver la recherche » en disant qu’il ne faut parler que de « recherche et développement »[4] ; il convient de rappeler les qualités intrinsèques à chaque approche.

L’artiste engagé dans une phase de « recherche », comme le scientifique engagé dans une « recherche fondamentale », est débarrassé des exigences de résultat, il peut se laisser guider par le hasard de la sérendipité, il peut améliorer ses connaissances, affiner son propos, creuser ses propres préoccupations, être sans concession avec le contexte de création et la société qui l’entoure. Il n’y a pas nécessairement création d’une œuvre au bout d’un processus de réflexion, d’une résidence, ou d’une bourse de recherche. De même, l’artiste peut un moment entrer dans une phase de « recherche appliquée », phase qui pourra mener, par la collaboration avec une entreprise ou par la mise en œuvre de processus techniques, à la création d’une œuvre artistique nouvelle.

Toutes les démarches qui visent à faire collaborer les artistes avec des entreprises de nouvelles technologies devraient être clairement conscientes de cela.


[1] L’internet devient de plus en plus une stratification de protocoles unidimensionnels. Prenez Myspace, Facebook, Youtube, Twitter, chaque plateforme numérique est devenue hégémonique en peu de temps. Sans parler même des propriétaires hardware.

[2] Rapport Art-Science-Technologie, Jean-Claude Risset, Ministère de l’Éducation Nationale, de la Recherche et de la Technologie, 1998.

[3] Les industries créatives en Ile-de-France, Institut d’Aménagement et d’Urbanisme de la Région Ile-de-France, Mars 2010.

[4] « Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire », Marc Rousset, CNRS, Sauvons la Recherche, 2004.

Merci à Annick Bureaud, olats.org, pour avoir éclairer nos réflexions.


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